CettevidĂ©o explique simplement comment marche la loi de l'offre et de la demande, qui est un principe de base en Ă©conomie. STMG 2. Quels choix d’organisation de la production pour concilier flexibilitĂ© et qualitĂ©. Tle. Plus. L'offre et la denmande de travail 두 quantite produitĂ© Le marchĂ© du travail o ☆ Le marche du travail: rencontre entre l'offre et la demande py offre de travail + demande d'emploi Demande de travail = offre d emploi ‱ Le salaire Objectifs: - . DĂ©finir l’offre de travail et la demande de travail, et de les distinguer de l’offre d’emploi et de la demande d’emploi - . Distinguer la population active de la population inactive - . DĂ©finir ce que sont une situation de plein emploi et une situation de sous-emploi - . Identifier et d’interprĂ©ter les diffĂ©rentes sources d’imperfections du marchĂ© du travail Loffre de travail correspond Ă  la demande d’emploi. Sur le marchĂ© du travail, ce sont les mĂ©nages qui offrent leur travail, c'est-Ă -dire leur force de travail aux entreprises. Les entreprises demandent de la force de travail des mĂ©nages. En revanche, il faut inverser le raisonnement sur le marchĂ© de l'emploi. b. La population active Chapitre6l'offre et la demande de travail. STUDY. Flashcards. Learn. Write. Spell. Test. PLAY. Match. Gravity. Created by. Saindouu. Terms in this set (9) marchĂ© du travail. lieu ou sont mis en relation ceux qui offre leur travail (salariĂ©s) et ceux qui demandent ce services qu'est le travail (entreprise). demande de travail . ensemble des quantitĂ© de travail demandĂ©es par les LemarchĂ© du travail comprend deux volets: ce sont ceux de l'offre et de la demande de main d'oeuvre. L'offre est le travailleur qui rend disponible sa force de travail. La demande est l'entrepreneur qui a besoin de travailleurs pour produire dans son entreprise. . Les problĂšmes d’inadĂ©quation entre l’offre et la demande sur le marchĂ© du travail contribuent au bas niveau de l’emploi et de la productivitĂ© graphique De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, on peut dĂ©finir cette inadĂ©quation comme un dĂ©sĂ©quilibre entre l’offre et la demande de main-d’Ɠuvre par zone gĂ©ographique, par secteur, par mĂ©tier ou par type de qualifications. En Hongrie, le principal problĂšme d’inadĂ©quation rĂ©side dans un ample excĂ©dent structurel de main-d’Ɠuvre peu qualifiĂ©e, qui se traduit par un taux d’emploi trĂšs faible dans cette catĂ©gorie d’actifs graphique partie A ; Fazekas and Scharle, 2012. À l’inverse, l’offre de travailleurs hautement qualifiĂ©s est un peu limitĂ©e dans certains domaines, tels que les professions mĂ©dicales, et la proportion d’entreprises faisant Ă©tat de pĂ©nuries de qualifications est supĂ©rieure Ă  la moyenne de l’Union europĂ©enne European Commission, 2013a. Parmi les actifs occupĂ©s, les phĂ©nomĂšnes de sous et de surqualification semblent moins courants que dans la plupart des autres pays de l’OCDE graphique partie B ; OECD and Statistics Canada, 2011 ; Randstad, 2012 ; par contre, selon Quintini [2011], les casd’actifs sous-qualifiĂ©s sont frĂ©quents, mais de nombreuses personnes occupent des postes qui n’ont de rapport direct avec leur domaine de formation, ce qui est courant dans les pays d’Europe de l’Est graphique partie C. La mobilitĂ© de la main-d’Ɠuvre est une condition essentielle pour l’appariement de l’offre et de la demande de travailleurs
 Des problĂšmes importants d’inadĂ©quation entre l’offre et la demande de main-d’Ɠuvre pĂšsent sur le fonctionnement de l’économieRenforcer la demande de main-d’Ɠuvre peu qualifiĂ©eRĂ©duire le coin fiscal sur les bas salairesÉviter des augmentations excessives du salaire minimumRenforcer les politiques d’activation et la formation tout au long de la vieAssurer la rĂ©insertion professionnelle des participants au programme de travaux publicsRenforcer l’aide aux demandeurs d’emploiAllonger la durĂ©e d’indemnisation du chĂŽmageFavoriser la formation tout au long de la vie et amĂ©liorer sa qualitĂ©AmĂ©liorer la formation initiale afin qu’elle corresponde aux besoins du marchĂ© du travailRemĂ©dier aux inĂ©galitĂ©s dans l’enseignement primaire et secondaireTirer le meilleur parti de la rĂ©forme de la formation professionnelleAmĂ©liorer le taux de scolarisation dans l’enseignement supĂ©rieur et sa qualitĂ©Les migrations internationales et la concurrence mondiale suscitĂ©e par les travailleurs qualifiĂ©sL’augmentation de l’émigration alimente des craintes de pĂ©nurie de main-d’Ɠuvre qualifiĂ©eAttirer une main-d’Ɠuvre hautement qualifiĂ©e de l’étranger, y compris des Ă©migrĂ©s hongroisUn marchĂ© du logement plus flexible faciliterait la rĂ©installation des travailleursLe taux Ă©levĂ© d’accession Ă  la propriĂ©tĂ© est un obstacle Ă  la mobilitĂ© des travailleursFavoriser le dĂ©veloppement du marchĂ© locatif formelAmĂ©liorer la qualitĂ© des conditions de logementAmĂ©liorer l’efficience du secteur des transports afin de rĂ©duire le coĂ»t des dĂ©placements entre domicile et lieu de travailLes gisements de gain d’efficience sont considĂ©rables dans l’offre de transports publicsVers des transports plus Ă©quitables et plus verts Sur dĂ©cision de l’éditeur, l’accĂšs Ă  cet article n’est disponible que pour les institutions clientes d’un bouquet L'achat Ă  l'unitĂ© Pay Per View a Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ© pour les utilisateurs particuliers. 1 Le champ du travail social construit le profil du travailleur social et dĂ©finit la position qu’il occupe Ă  l’intĂ©rieur d’un cadre professionnel. » 2Quand on parle de champ » dans l’approche sociologique, on a toujours comme point de repĂšre ou comme idĂ©e de base que le champ est un endroit oĂč se met en relation une offre et une demande. Le champ dont nous parlons est donc un lieu oĂč un produit est mis en contact avec une demande sociale et l’organisation de cette relation suppose une certaine distribution des rĂŽles et un certain nombre de moyens. Si nous partons de cette idĂ©e, nous pouvons nous interroger Quel est le produit concernĂ© ? Quel est le produit mis en relation avec une demande ? » 3Le mĂ©tier de travailleur social rĂ©pond Ă  une dĂ©finition du produit qui n’est peut-ĂȘtre pas habituelle pour nous, mais sur laquelle il faut insister le produit concernĂ© par le champ du travail social est aussi, et probablement surtout, les rapports sociaux. Et ce ne sont sans doute pas n’importe quels rapports sociaux, ce sont les rapports sociaux dont une partie de la relation ou une partie du rapport est dĂ©possĂ©dĂ©e le plus souvent de la capacitĂ© de s’exprimer ou de dire ses besoins. 4Il semble que le champ du travail social dans lequel nous Ă©voluons est caractĂ©risĂ© par l’importance des rapports sociaux et, dans ce cadre, par l’importance du jeu ou du travail de ce qu’on pourrait appeler de maniĂšre gĂ©nĂ©rale les corps intermĂ©diaires ou les professions de type intermĂ©diaire. Le mĂ©tier ou le rĂŽle du travailleur social est fondamental et extrĂȘmement important dans le cadre du travail social. C’est ce cadre qui prĂ©cise au travailleur social sa position et qui va lui permettre de rĂ©pondre d’une certaine maniĂšre Ă  la demande sociale. À partir de lĂ , on peut comprendre tous les conflits de lĂ©gitimitĂ©, de compĂ©tence, de concurrence entre professionnels qui s’intĂ©ressent au mĂȘme produit social ou qui travaillent sur le mĂȘme produit social. 5Dans la mesure oĂč on fait l’hypothĂšse aussi qu’une partie des personnes visĂ©es par le travail social sont plus ou moins dĂ©possĂ©dĂ©es de leur capacitĂ© d’expression, on peut imaginer que l’expression de la demande sociale est partiellement aux mains des intermĂ©diaires dont nous venons de parler. Ce sont donc les travailleurs sociaux qui peuvent dire la demande sociale des gens avec lesquels ils travaillent. 6Il y a pourtant un certain danger Ă  cet Ă©gard, et il faut sans doute s’interroger danger de ne pas pouvoir dire toujours avec justesse la demande sociale, car ceux qui sont dans une position ou dans une connaissance de savoir lĂ©gitimĂ© par l’institution universitaire par exemple sont, a priori, en meilleure position et en capacitĂ© de force plus grande qu’un certain nombre de travailleurs sociaux. 7 Demande sociale »  Savons-nous vraiment ce que les gens pour qui nous travaillons demandent ? Savons-nous vraiment ce qu’ils souhaitent ? Sommes-nous capables de nous mettre dans leur peau et de dire ce qu’ils sont et ce qu’ils veulent ? 8Une autre maniĂšre d’aborder cette question est de se dire qu’à l’intĂ©rieur des conflits de rĂŽle entre personnels qui s’occupent d’un mĂȘme objet conflit de rĂŽle ou de compĂ©tence, on peut s’interroger au travers de la distinction, de la proximitĂ©, de la distance. Celui qui est proche dira C’est moi qui connais le mieux la demande et qui suis capable de l’exprimer. » Celui qui est distant dira J’ai la capacitĂ© de connaissances et j’ai le savoir et parce que je possĂšde cela, je suis plus capable que celui qui est proche. » Il s’agit donc ici d’une catĂ©gorie en tout cas intĂ©ressante pour comprendre ce qui se passe Ă  l’intĂ©rieur des institutions par exemple l’opposition proximitĂ©-distance ou la distinction proximitĂ©-distance. 9Les sciences humaines s’autorisent, et elles ont sans doute raison, Ă  dire Ă©normĂ©ment de choses Ă  propos du traitement des rapports sociaux ce qui ne fut pas toujours le cas. Mais les sciences sont aussi en conflit entre elles sur la maniĂšre de traiter les rapports sociaux parfois c’est la mĂ©decine qui prĂ©domine, parfois c’est la psychologie, parfois c’est la sociologie et parfois c’est l’économie qui devient par ailleurs, aujourd’hui, dominante sur cette question. 10DĂšs lors, on remarque que la façon la plus connue et la plus habituelle, dans nos cadres de travail, de rĂ©soudre ces problĂšmes de conflits rĂ©side dans le fait de gĂ©rer dans une perspective dite d’interdisciplinaritĂ©. 11Mais ladite interdisciplinaritĂ© ne satisfait pas nĂ©cessairement tout le monde et ne donne pas le mĂȘme poids Ă  tout le monde. Il faut cependant constater que c’est un le mode de gestion des conflits de discipline qui est propre au travail social et aux institutions dans lesquelles nous travaillons. 12Le champ Ă©conomique redevient dominant mais dans un sens diffĂ©rent. C’est celui qui risque de dĂ©finir des prioritĂ©s dans les autres champs. Dans la pĂ©riode de croissance, la dĂ©finition des prioritĂ©s Ă©tait sans doute plus facile parce que le champ Ă©conomique pouvait permettre au champ social de faire une certain nombre de choses. Aujourd’hui, nous vivons probablement un phĂ©nomĂšne inverse qui est celui des restrictions, mais, d’une maniĂšre ou d’une autre, ce qui s’est passĂ© avant ou ce qui se passe aujourd’hui ne fait que confirmer l’idĂ©e selon laquelle le champ Ă©conomique est dominant et, Ă  partir de lĂ , on peut comprendre un certain nombre de phĂ©nomĂšnes ou de questions. On ne sait pas non plus raisonner la situation du travail social et du travailleur social sans, semble-t-il, raisonner la relation entre le champ du travail social et le champ scientifique. 13Le champ scientifique est prĂ©sent au travers de la hiĂ©rarchie professionnelle. Les relations avec lui sont plus ou moins Ă©laborĂ©es et/ou lĂ©gitimĂ©es. On ne peut pas faire abstraction aujourd’hui de l’évolution de ces relations qui vont dans le sens de la privatisation » ! Nous en connaissons des exemples et il est vrai qu’on peut s’adapter Ă  ce modĂšle de privatisation, mais on peut aussi le relire Ă  partir d’un double point de vue il y a privatisation contrainte et on en revient au modĂšle des Ɠuvres ». Mais parce qu’il y a privatisation ou contrainte, on doit sans doute, et c’est un peu le rĂŽle du travailleur social, chercher des formes plus actualisĂ©es et peut-ĂȘtre moins paternalistes que n’était le modĂšle des Ɠuvres. Mais quittons le discours analytique et schĂ©matique pour tenter de poser rapidement une rĂ©flexion plus politique ou de l’ordre de l’action. 14Nous avons posĂ© que le champ sa caractĂ©ristique et son Ă©volution dĂ©finissait les conditions d’exercice du travail social. Les mĂ©tiers du travail social participent ainsi au traitement social des rapports sociaux. On peut, par exemple, attĂ©nuer les rapports d’exclusion, on peut aussi gĂ©rer les rapports conflictuels en organisant la nĂ©gociation. 15Dans ce cadre, nous pouvons souligner que les travailleurs sociaux ont beaucoup d’atouts, dont celui de la proximitĂ© avec la demande sociale. Mais le fait d’ĂȘtre proche prĂ©sente aussi un certain nombre de risques ĂȘtre trop concret ; ĂȘtre trop impliquĂ© ; ĂȘtre attachĂ© aux cas particuliers et ne plus voir en amont les rapports sociaux qui sont en jeu. 16Nous pouvons certainement dire la difficultĂ© des rapports sociaux aujourd’hui, mais les dire Ă  partir de situations concrĂštes, Ă  partir du quotidien dire l’inĂ©galitĂ© de ces rapports, par exemple, dire tout ce qu’il y a de pervers dans les rapports sociaux aujourd’hui. 17Pour cela, il faut peut-ĂȘtre se dĂ©partir du langage qui naturalise en permanence ces rapports. Les situations que nous rencontrons se formulent bien comme cela en termes d’observation des expressions de la souffrance, mais il ne faudrait pas oublier que cette souffrance, quelle qu’en soit la nature, est le produit d’un travail de la sociĂ©tĂ© qui n’a pas su rĂ©gler les rapports d’inĂ©galitĂ© entre les gens, les rapports de pouvoir, les rapports de domination, les rapports d’exploitation. 18Pour le travailleur social d’aujourd’hui, il est probablement important de s’impliquer dans des modes d’expression de son identitĂ© Ă  lui, qui s’insĂšrent dans l’ agir » collectif davantage que dans la relation individuelle. La tĂąche du travailleur social apparaĂźtra ainsi moins comme une rĂ©solution individuelle de cas malheureux » que comme une contribution au travail que la sociĂ©tĂ© fait sur elle-mĂȘme afin d’ĂȘtre moins injuste et plus Ă©quitable. Objectifs le travail, comme les produits, fait l’objet d’une offre et d’une demande sur un marchĂ©. Ce dernier possĂšde des caractĂ©ristiques et un fonctionnement propres. NĂ©gociations et dĂ©cisions d’emploi doivent tenir compte de contraintes Ă©conomiques et institutionnelles – autant de facteurs qui peuvent empĂȘcher l’équilibre du marchĂ© et dĂ©boucher notamment sur le chĂŽmage. 1. L’offre de travail a. Offre de travail et demande d’emploi L’offre de travail correspond Ă  la demande d’emploi. Sur le marchĂ© du travail, ce sont les mĂ©nages qui offrent leur travail, c'est-Ă -dire leur force de travail aux entreprises. Les entreprises demandent de la force de travail des mĂ©nages. En revanche, il faut inverser le raisonnement sur le marchĂ© de l'emploi. b. La population active La population active se dĂ©finit comme l'ensemble des personnes en Ăąge de travailler, que ces personnes aient un emploi ou qu'elles recherchent un emploi. Les Ă©tudiants et les hommes et femmes au foyer ne sont donc pas inclus dans la population active car ils ne recherchent pas un emploi. D'aprĂšs l'INSEE Institut national de la statistique et des Ă©tudes Ă©conomiques, en 2005, la population active Ă©tait de 27,6 millions de personnes en France. Le taux d'activitĂ© est le rapport entre la population active et la population totale. Le taux d'activitĂ© des hommes est d'environ 75 % et celui des femmes environ 64 %. Le fait d'appartenir Ă  la population active relĂšve d'une dĂ©cision individuelle. En effet, chaque individu fait le choix de se prĂ©senter ou non sur le marchĂ© du travail. Plusieurs facteurs influencent ce choix - la politique familiale, - la poursuite d'Ă©tudes, - l'Ăąge de la retraite, - la situation familiale exemple famille monoparentale
 c. Évolution de la population active Avec le dĂ©part en retraite des baby-boomers, la France devrait connaĂźtre dans les annĂ©es Ă  venir une baisse de la population active. Le taux d’activitĂ© fĂ©minin a Ă©galement influencĂ© ces derniĂšres dĂ©cennies le niveau de la population active. Le taux d'activitĂ© fĂ©minin reprĂ©sente la part de la population active fĂ©minine par rapport Ă  la population totale fĂ©minine. Depuis les annĂ©es 1970, le taux d'activitĂ© fĂ©minin augmente et se rapproche petit Ă  petit du taux d'activitĂ© masculin environ 74 %. En revanche, 30 % des emplois occupĂ©s par les femmes sont des emplois Ă  temps partiel 6 fois plus que les hommes. d. Les dĂ©terminants de l’offre de travail L'offre de travail provient des mĂ©nages. Plusieurs facteurs influencent l'offre de travail. Parmi ces facteurs on trouve - la variation de la population active, - la durĂ©e du travail, - l'arbitrage Ă©conomique entre temps libre et travail, - le niveau de salaire offert, - le niveau des prĂ©lĂšvements obligatoires, - etc. 2. La demande de travail a. Demande de travail et offre d’emploi La demande de travail correspond Ă  l’offre d’emploi. Sur le marchĂ© de l'emploi, ce sont les entreprises qui offrent des emplois aux mĂ©nages. Les mĂ©nages demandent donc des emplois. Sur le marchĂ© du travail, ce sont les mĂ©nages qui offrent leur travail, c'est-Ă -dire leur force de travail aux entreprises. b. Les dĂ©terminants de la demande de travail La demande de travail provient des entreprises. Elle reprĂ©sente le volume d'emploi dont ont besoin les entreprises. Plusieurs facteurs influencent la demande de travail - les anticipations sur la production Ă  venir, - la combinaison des facteurs de production avec une recherche de productivitĂ© optimale, - des facteurs dĂ©mographiques, - des contraintes lĂ©gales. Une entreprise demande du travail si l'embauche d'un salariĂ© supplĂ©mentaire rapporte plus que le coĂ»t de ce salariĂ©. Ce surplus apportĂ© par le salariĂ© appelĂ© productivitĂ© marginale du travail est Ă  comparer aux charges de personnel salaire + charges sociales engendrĂ©es par l'embauche du salariĂ©. 3. Un dĂ©sĂ©quilibre sur le marchĂ© du travail le chĂŽmage Le chĂŽmage rĂ©sulte d'un dĂ©sĂ©quilibre sur le marchĂ© du travail. Les explications de ce dĂ©sĂ©quilibre varient en fonction des courants de pensĂ©e. Selon certains auteurs, le chĂŽmage s'explique par la rigiditĂ© du salaire sur le marchĂ© du travail. Pour d'autres auteurs, le chĂŽmage s'explique par une demande de biens et services insuffisante Ă©manant des mĂ©nages. L'essentiel Le niveau de la population active a un rĂŽle important dans le niveau de l’offre de travail. La population active se dĂ©finit comme l'ensemble des personnes en Ăąge de travailler, que ces personnes aient un emploi ou qu'elles recherchent un emploi. L’évolution de la population active provient de facteurs dĂ©mographiques, Ă©conomiques et sociaux. La demande de travail provient des entreprises. Elle reprĂ©sente le volume d'emploi dont ont besoin les entreprises. Plusieurs facteurs influencent la demande de travail - les anticipations sur la production Ă  venir, - la combinaison des facteurs de production avec une recherche de productivitĂ© optimale, - des facteurs dĂ©mographiques, - des contraintes lĂ©gales. Le chĂŽmage rĂ©sulte d'un dĂ©sĂ©quilibre sur le marchĂ© du travail. Vous avez dĂ©jĂ  mis une note Ă  ce cours. DĂ©couvrez les autres cours offerts par Maxicours ! DĂ©couvrez Maxicours Comment as-tu trouvĂ© ce cours ? Évalue ce cours ! INTRODUCTION1Depuis 1993, les allĂšgements de cotisations employeurs sur les bas salaires constituent un levier essentiel de la politique de l’emploi en France Gubian [1999]. L’objectif de telles mesures consiste Ă  concilier le maintien du pouvoir d’achat du salaire minimum avec celui de l’emploi des travailleurs les moins qualifiĂ©s, grĂące Ă  un contrĂŽle du coĂ»t du travail. Cette politique a vraisemblablement atteint des objectifs importants. Elle a permis de rĂ©duire le coĂ»t du travail d’environ 13 % au niveau du salaire minimum et semble avoir eu un impact significatif sur l’emploi. Les travaux empiriques rĂ©alisĂ©s dans ce domaine suggĂšrent, en effet, que la dĂ©connexion du pouvoir d’achat et du coĂ»t du travail a participĂ© Ă  l’arrĂȘt, depuis 1994, de la chute de la part des emplois non qualifiĂ©s dans l’emploi total voir, par exemple, CrĂ©pon et Desplatz [2001]; Kramarz et Philippon [2001]. 2NĂ©anmoins, l’amĂ©lioration de l’emploi des travailleurs les plus faiblement qualifiĂ©s ne s’est pas nĂ©cessairement accompagnĂ©e d’augmentations substantielles de leurs revenus au regard des sommes mobilisĂ©es, dans la mesure oĂč l’impact de l’allĂšgement de charges sur la demande de travail reste limitĂ©. On estime que l’allĂšgement du coĂ»t du travail peu qualifiĂ© a coĂ»tĂ© environ 40 milliards de francs en 1998, alors que le coĂ»t du RMI Ă©tait, Ă  la mĂȘme Ă©poque, de l’ordre de 20 milliards. N’est-il pas plus efficace d’accroĂźtre directement les versements aux travailleurs les moins favorisĂ©s pour amĂ©liorer leur situation, au lieu d’opĂ©rer des transferts massifs vers les entreprises ? Les problĂšmes d’incitation liĂ©s Ă  la revalorisation du RMI et des minima sociaux suggĂšrent que la rĂ©ponse Ă  une telle interrogation est loin d’ĂȘtre triviale. La revalorisation des minima sociaux est en effet susceptible de favoriser les trappes Ă  pauvretĂ©, en incitant les individus Ă  rester hors de l’emploi CSERC [1997], car le travail salariĂ© peut devenir insuffisamment attractif lorsque les minima sociaux sont trop gĂ©nĂ©reux. 3Pour Ă©viter de tels problĂšmes, il est possible de continuer Ă  donner des complĂ©ments de revenus aux travailleurs qui obtiennent des emplois avec des salaires relativement faibles. De telles mesures incitatives sont largement utilisĂ©es aux États-Unis avec l’Earning Income Tax Credit, EITC et au Royaume-Uni avec le Working Family Tax Credit, WFTC voir OCDE [1999], Cahuc [2002]. Elles ont pour but de diminuer le taux marginal d’imposition sur les revenus obtenus en acceptant des emplois faiblement rĂ©munĂ©rĂ©s, lorsque cela entraĂźne la perte de prestations sociales. En France, la mise en place de l’intĂ©ressement en 1998, qui rĂ©duit temporairement le taux marginal de prĂ©lĂšvement pour les bĂ©nĂ©ficiaires du RMI reprenant un emploi, s’inscrit dans cette perspective. Tel est aussi le cas de l’allocation compensatrice de revenu ACR , proposĂ©e par Godino [1999], qui consiste Ă  rĂ©former le RMI en remplaçant l’intĂ©ressement temporaire par un mĂ©canisme permanent. Il en est de mĂȘme depuis la loi du 30 mai 2001 avec la prime pour l’emploi qui instaure en France un crĂ©dit d’impĂŽt pour les titulaires de gains salariaux compris entre 0,3 et 1,4 smic Ă  temps plein. Ces mesures ont pour but de favoriser l’insertion sur le marchĂ© du travail et de diminuer les inĂ©galitĂ©s de revenu Laurent et L’Horty [2000]. Elles ont eu quelques succĂšs sur les marchĂ©s du travail nord-amĂ©ricain et du Royaume-Uni, caractĂ©risĂ©s par des niveaux faibles voire mĂȘme l’absence de salaire minimum DollĂ© [1999]. De telles mesures sont-elles transposables sur le marchĂ© du travail français, oĂč le salaire minimum, plus Ă©levĂ©, couvre une proportion beaucoup plus importante de travailleurs ? Sont-elles plus adaptĂ©es qu’un allĂšgement des cotisations patronales ? Faut-il utiliser ces deux types de mesure simultanĂ©ment ? Ces questions ont Ă©tĂ© examinĂ©es par Laroque et SalaniĂ© [2000] et [2001] dans un modĂšle statique. Dans ce contexte, un individu choisit de travailler si le salaire auquel il peut prĂ©tendre est supĂ©rieur Ă  son salaire de rĂ©serve, et les entreprises dĂ©cident de l’embaucher si sa productivitĂ© est supĂ©rieure au coĂ»t de son travail. Le non-emploi peut donc ĂȘtre la consĂ©quence soit d’une productivitĂ© insuffisante par rapport au coĂ»t du travail situation qualifiĂ©e de chĂŽmage classique, soit d’un salaire de rĂ©serve supĂ©rieur Ă  la productivitĂ© situation qualifiĂ©e de non-emploi volontaire. A priori, le chĂŽmage frictionnel est absent d’un tel cadre. Il est nĂ©anmoins ajoutĂ©, en tant que catĂ©gorie rĂ©siduelle, dans laquelle entrent tous les individus qui sont hors de l’emploi, mais qui ne sont ni dans le chĂŽmage classique ni dans le non-emploi volontaire. Les estimations d’un tel modĂšle statique, rĂ©alisĂ©es par Laroque et SalaniĂ© [2000] et [2001] pour l’économie française, aboutissent Ă  la conclusion selon laquelle les rĂ©ductions des cotisations patronales sur les bas salaires ont des effets sur l’emploi beaucoup plus importants que des mesures de crĂ©dit d’impĂŽt. 4L’objet de cet article est de contribuer Ă  enrichir ce type d’approche en prenant explicitement en considĂ©ration la dimension dynamique des comportements sur le marchĂ© du travail et l’existence de chĂŽmage frictionnel. Pour cela, nous avons recours Ă  un modĂšle d’appariement cf. Pissarides [2000] qui reprĂ©sente les crĂ©ations, les destructions d’emplois, et l’existence de coĂ»ts de transaction Ă  l’origine de chĂŽmage frictionnel. Plus prĂ©cisĂ©ment, nous considĂ©rons le segment du marchĂ© du travail oĂč les travailleurs sont rĂ©munĂ©rĂ©s au salaire minimum, qui est supposĂ© exogĂšne. En outre, l’effort de recherche des chĂŽmeurs et les dĂ©cisions de participation au marchĂ© du travail sont traitĂ©s comme des variables endogĂšnes, rĂ©agissant aux modifications de l’environnement Ă©conomique. Nous examinons alors les effets de deux types de mesures. 5D’un cĂŽtĂ©, nous considĂ©rons des mesures d’incitation de l’offre que nous qualifions d’ allĂšgements de taxes ». Ce vocable recouvre, dans notre esprit, l’ensemble des dispositifs fiscaux ou d’allĂšgements de la part salariĂ©e des cotisations sociales qui contribuent Ă  accroĂźtre le pouvoir d’achat des travailleurs les moins qualifiĂ©s pour un niveau donnĂ© de leur salaire brut. La prime pour l’emploi, la proposition d’allocation compensatrice de revenu, l’EITC amĂ©ricain ou le WFTC britannique sont des exemples de telles politiques. Dans notre cadre d’analyse, ce type de mesure influence l’effort de recherche d’emploi des chĂŽmeurs, les dĂ©cisions de participation au marchĂ© du travail et, en retour, les comportements de demande de travail des entreprises dont les coĂ»ts de recrutement sont affectĂ©s par les comportements des chĂŽmeurs. 6D’un autre cĂŽtĂ©, les mesures d’ incitation de la demande » passent par des allĂšgements des charges patronales sur les bas salaires et conduisent Ă  une baisse du coĂ»t du travail peu qualifiĂ© qui favorise la demande de travail. Les entreprises accroissent leurs efforts de recrutement, ce qui intensifie le processus d’appariement, augmente le taux de sortie du chĂŽmage, diminue Ă  terme le niveau du chĂŽmage et accroĂźt les taux de participation et d’emploi. 7La prise en compte du phĂ©nomĂšne de recherche d’emploi montre que le chĂŽmage frictionnel peut ĂȘtre significativement influencĂ© par les politiques fiscales. À ce titre, il apparaĂźt que l’allĂšgement de taxes payĂ©es par les employĂ©s possĂšde d’indĂ©niables vertus. Ce type de mesure semble beaucoup plus favorable, en termes de bien-ĂȘtre, pour les chĂŽmeurs, qu’un allĂšgement des charges patronales. Ces derniĂšres sont nĂ©anmoins vraisemblablement beaucoup plus adaptĂ©es pour rĂ©duire le taux de chĂŽmage, mais pas nĂ©cessairement pour augmenter le taux d’emploi. De ce point de vue, leur usage massif en France dans la dĂ©cennie 1990 se comprend trĂšs bien, dans la mesure oĂč le taux de chĂŽmage constituait l’objectif majeur de la politique Ă©conomique. Cet objectif est cependant beaucoup trop Ă©troit, et une meilleure prise en compte du taux d’emploi et de mesures du bien-ĂȘtre des individus les plus dĂ©favorisĂ©s pourrait mettre en cause cette tendance lourde des politiques de l’emploi depuis une dĂ©cennie. Le recours au modĂšle d’appariement est essentiel Ă  l’obtention de nos rĂ©sultats. Ce paradigme nous semble complĂ©ter utilement les modĂ©lisations qui ont principalement Ă©tĂ© utilisĂ©es jusqu’ici pour Ă©valuer ces politiques. D’un cĂŽtĂ©, les modĂšles d’équilibre gĂ©nĂ©ral conçoivent traditionnellement l’offre de travail comme le rĂ©sultat d’un arbitrage entre travail et loisir par des agents ayant un emploi. Or, une telle conception nĂ©glige les personnes qui sont involontairement privĂ©es d’emploi ainsi que les effets de leurs comportements sur la plus ou moins grande difficultĂ© avec laquelle les entreprises peuvent recruter de nouveaux travailleurs. D’un autre cĂŽtĂ©, l’approche en termes de recherche d’emploi ignore le comportement de demande de travail des firmes et ne permet donc pas d’apprĂ©hender de façon satisfaisante les incitations de la demande. À ce titre, le modĂšle d’appariement avec dĂ©cision de participation et effort de recherche endogĂšnes utilisĂ© dans cet article constitue un cadre synthĂ©tique particuliĂšrement adaptĂ© pour Ă©tudier les consĂ©quences des politiques fiscales portant sur les revenus des travailleurs Ă  bas salaires. 8L’article est organisĂ© de la maniĂšre suivante. Nous commençons par prĂ©senter un modĂšle microĂ©conomique de recherche d’emploi section 2 afin d’apprĂ©hender les consĂ©quences des politiques fiscales sur l’intensitĂ© de la recherche d’emploi et sur les dĂ©cisions de participation au marchĂ© du travail. Ce modĂšle est complĂ©tĂ© en y intĂ©grant la demande de travail des entreprises et le processus d’appariement entre les offres et les demandes d’emploi section 3. LES ENSEIGNEMENTS DES MODÈLES MICROÉCONOMIQUES DE RECHERCHE D’EMPLOI ET DE PARTICIPATION9Nous commençons par analyser l’impact des allĂšgements fiscaux dans un modĂšle de recherche d’emploi, oĂč le taux d’arrivĂ©e des offres dĂ©pend de l’intensitĂ© d’effort de recherche. La figure 1 reprĂ©sente la structure du modĂšle utilisĂ© dans cette section le modĂšle est prĂ©sentĂ© plus prĂ©cisĂ©ment en annexe. Les individus peuvent ĂȘtre inactifs, chĂŽmeurs ou employĂ©s. Ils ont de l’aversion pour le risque et effectuent des arbitrages en fonction des Ă©vĂ©nements prĂ©sents et futurs auxquels ils sont confrontĂ©s. En outre, nous supposons que le salaire brut perçu par les travailleurs est donnĂ©, indĂ©pendamment des charges sociales. Cette hypothĂšse rend bien compte de la situation des travailleurs qui peuvent obtenir un emploi rĂ©munĂ©rĂ© Ă  un niveau proche du salaire minimum. Nous considĂ©rons en effet que seuls des emplois Ă  mi-temps rĂ©munĂ©rĂ©s au salaire minimum peuvent ĂȘtre offerts dans notre Ă©conomie. Nous nĂ©gligeons ainsi les possibilitĂ©s de mobilitĂ© sociale ascendante. Une telle hypothĂšse simplificatrice peut se justifier par le fait que nous considĂ©rons le segment de la population le plus dĂ©favorisĂ© pour lequel de telles perspectives sont effectivement rĂ©alistes. Par ailleurs, Ă©tendre notre modĂšle en autorisant la possibilitĂ© de promotions alourdirait le modĂšle sans changer substantiellement les rĂ©sultats Parmentier [2000]. Figure 1. Les flux du modĂšle de recherche d’emploi Les flux du modĂšle de recherche d’emploi 10Nous ne prenons pas en compte la possibilitĂ© pour les agents d’emprunter sur les marchĂ©s financiers ou de s’auto-assurer contre le risque de chĂŽmage en se constituant une Ă©pargne de prĂ©caution. Encore une fois, de telles hypothĂšses peuvent ĂȘtre justifiĂ©es par le fait que nous nous intĂ©ressons principalement Ă  un segment de la population particuliĂšrement dĂ©muni. La faiblesse du patrimoine de ces personnes, associĂ©e aux fortes contraintes de liquiditĂ© existant sur les marchĂ©s financiers, peut justifier ces hypothĂšses simplificatrices. 11Un inactif bĂ©nĂ©ficie d’un revenu hors marchĂ©, et l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© de ce revenu dĂ©termine le taux de participation au marchĂ© du travail les individus restent inactifs s’ils ont un niveau de bien-ĂȘtre plus Ă©levĂ© hors du marchĂ© du travail. La distribution des revenus hors marchĂ© est Ă©talonnĂ©e de maniĂšre Ă  obtenir un taux de participation de 60 % et une Ă©lasticitĂ© du taux d’activitĂ© par rapport au revenu salarial instantanĂ© pouvant varier entre 0 et 1 selon les variantes considĂ©rĂ©es Laroque et SalaniĂ© [2000]. 12Un chĂŽmeur choisit son intensitĂ© de recherche d’emploi, ce qui lui permet d’obtenir un flux d’offres d’emplois, croissant avec l’intensitĂ© de la recherche. Toutefois, cette recherche entraĂźne des coĂ»ts qui sont de nature monĂ©taire frais de dĂ©placement, d’habillement, de formation ou indirects fatigue, perte de loisir, etc.. Les fonctions de coĂ»t de recherche et d’arrivĂ©e des offres d’emplois ont Ă©tĂ© choisies de maniĂšre Ă  reproduire une valeur vraisemblable de l’élasticitĂ© de la durĂ©e du chĂŽmage par rapport au ratio de remplacement. La littĂ©rature empirique sur la question est trĂšs vaste Layard Nickell Jackman [1991] et Holmlund [1998]. Elle souligne la grande incertitude qui rĂšgne sur le sujet, puisque les Ă©valuations les plus crĂ©dibles de l’élasticitĂ© de la durĂ©e du chĂŽmage par rapport au ratio de remplacement sont gĂ©nĂ©ralement comprises entre 0,2 et 1. Nous avons choisi de retenir une valeur de 1, prenant ainsi le parti de surestimer le rĂŽle du comportement des chĂŽmeurs dans la dĂ©termination du chĂŽmage. D’autre part, nous supposons qu’un employĂ© perçoit un salaire et peut perdre son emploi avec une probabilitĂ© exogĂšne; Ă©gale Ă  20 % par an. Cette probabilitĂ© peut paraĂźtre excessive par rapport au taux annuel de pertes brut d’emplois en France, qui est Ă©valuĂ© par l’OCDE autour de 0,14 OCDE [1994]. Toutefois, une partie non nĂ©gligeable des emplois proposĂ©s aux travailleurs pauvres » sont des contrats Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e ou des contrats prĂ©caires. Le recours Ă  un taux de destruction des emplois surĂ©valuĂ© constitue donc un moyen de rendre compte de cet Ă©tat de fait. 13Dans ce cadre, un allĂšgement de taxes a pour effet de rendre les emplois plus attractifs, et d’accroĂźtre l’effort de recherche des chĂŽmeurs. Le taux de sortie du chĂŽmage augmente. Le taux d’activitĂ© a aussi tendance Ă  s’accroĂźtre, car la recherche d’emploi devenant plus rentable, la situation des chĂŽmeurs s’amĂ©liore par rapport Ă  celle des inactifs. La figure 2 prĂ©sente les rĂ©sultats quantitatifs en partant d’une situation de rĂ©fĂ©rence, sans allĂšgement de taxes, oĂč le taux de chĂŽmage est Ă©gal Ă  20 %. Nous considĂ©rons des emplois Ă  temps partiel, rĂ©munĂ©rĂ©s au salaire minimum taux horaire 40,62 F, 20 heures hebdomadaires, 47 semaines par an, soit une rĂ©munĂ©ration annuelle de 38 182 F et Ă©valuons l’impact d’une mesure visant Ă  verser une portion du revenu minimum d’insertion RMI, Ă©gal Ă  2 552 F par mois sur douze mois, soit un revenu qui varie entre 0 et 30 384 F par an aux employĂ©s. L’élasticitĂ© du taux de participation par rapport au revenu courant est posĂ©e Ă©gale Ă  0,4 pour cette calibration. Les rĂ©sultats montrent que la diminution du taux marginal d’imposition des revenus du travail lors de la reprise d’emploi se traduit par une diminution modĂ©rĂ©e du taux de chĂŽmage, de l’ordre de 3 points, lorsque tout le RMI est perçu par les employĂ©s. L’augmentation du taux de participation tend Ă  accentuer l’impact bĂ©nĂ©fique de ce type de mesure sur l’emploi, puisqu’un plus grand nombre d’individus participent au marchĂ© du travail. Figure 2. Impact des allĂšgements de taxes dans le modĂšle microĂ©conomique de recherche d’emploi Impact des allĂšgements de taxes dans le modĂšle microĂ©conomique de recherche d’emploi 14Ces rĂ©sultats montrent que la diminution du taux marginal d’imposition associĂ© Ă  la reprise d’emploi peut avoir des effets bĂ©nĂ©fiques en termes de chĂŽmage, de participation et de bien-ĂȘtre pour les chĂŽmeurs, mĂȘme en prĂ©sence d’un salaire minimum. À ce titre, notre approche montre que le chĂŽmage frictionnel peut ĂȘtre significativement influencĂ© par des mesures d’incitation au travail pour des valeurs vraisemblables des Ă©lasticitĂ©s de la durĂ©e du chĂŽmage par rapport au ratio de remplacement et de l’offre de travail par rapport au salaire. 15NĂ©anmoins, les modĂšles microĂ©conomiques de recherche d’emploi n’apportent qu’un Ă©clairage trĂšs partiel sur l’impact de telles mesures. En particulier, les interactions avec les dĂ©cisions de demande de travail sont reprĂ©sentĂ©es trĂšs sommairement, uniquement par le taux d’arrivĂ©e des offres d’emplois, supposĂ© varier avec l’intensitĂ© de recherche des chĂŽmeurs. De ce point de vue, les dĂ©terminants de la demande de travail sont absents de l’analyse. Un examen plus approfondi des interactions entre l’offre et la demande va nous permettre d’enrichir les prĂ©dictions du modĂšle de base de prospection d’emploi, mais aussi de comparer les consĂ©quences de rĂ©duction des charges sociales et fiscales pesant sur les employĂ©s et sur les employeurs. LES ENSEIGNEMENTS DES MODÈLES MACROÉCONOMIQUES D’APPARIEMENT16Nous Ă©valuons Ă  prĂ©sent les consĂ©quences des mesures envisagĂ©es dans le cadre d’un modĂšle d’appariement, inspirĂ© de Pissarides [2000], qui intĂšgre le modĂšle microĂ©conomique de prospection d’emploi dans un cadre macroĂ©conomique. Nous commençons par Ă©tudier, dans ce contexte, l’impact d’un allĂšgement de taxes avant de le comparer avec celui d’une rĂ©duction des cotisations patronales. Un rĂ©examen de l’impact des rĂ©ductions des cotisations sociales payĂ©es par les employĂ©s17La structure du modĂšle d’appariement est prĂ©sentĂ©e sur la figure 3. Les embauches sont dĂ©terminĂ©es par un processus d’appariement entre les offres d’emplois, Ă©manant des entreprises, et les demandes, Ă©mises par les chĂŽmeurs. Selon ce processus, le nombre d’embauches de chaque pĂ©riode croĂźt avec le nombre de demandes et d’offres d’emplois. En outre, un accroissement de l’intensitĂ© de recherche d’emploi des chĂŽmeurs amĂ©liore l’efficacitĂ© du processus d’appariement. Sur ce point, il est important de prendre en considĂ©ration les interactions entre les efforts de recherche individuels au niveau macroĂ©conomique. En effet, le modĂšle microĂ©conomique de recherche d’emploi indique que l’intensification de la recherche d’un individu donnĂ© lui permet d’obtenir plus d’offres d’emplois. Ce phĂ©nomĂšne peut s’opĂ©rer au dĂ©triment des autres chĂŽmeurs avec lesquels cet individu est en compĂ©tition. Par consĂ©quent, il est important de distinguer l’impact individuel de l’effort de recherche sur le processus d’appariement, de l’impact moyen collectif, qui peut ĂȘtre plus faible, du fait des phĂ©nomĂšnes de concurrence entre chĂŽmeurs. Pour prendre en compte cette diffĂ©rence, le modĂšle a Ă©tĂ© calibrĂ© en utilisant une valeur vraisemblable de la dĂ©rivĂ©e du taux de chĂŽmage par rapport au ratio de remplacement. Les Ă©valuations macroĂ©conomĂ©triques de cette dĂ©rivĂ©e laissent une fois de plus la place Ă  une certaine incertitude. Elles concluent en gĂ©nĂ©ral qu’une hausse de 1 point du ratio de remplacement augmente de 0,1 Ă  0,15 point le taux de chĂŽmage voir Scarpetta [1996] ou Holmlund [1998]. Nous avons Ă  nouveau pris le parti de surestimer, dans la calibration de rĂ©fĂ©rence, le rĂŽle jouĂ© par le comportement des chĂŽmeurs en adoptant une valeur Ă©levĂ©e de cette dĂ©rivĂ©e, Ă  savoir 0,15. 18Le nombre d’offres d’emplois est une variable endogĂšne, dĂ©terminĂ©e par une condition de libre entrĂ©e sur le marchĂ© du travail. En d’autres termes, les entreprises crĂ©ent des emplois vacants jusqu’au point oĂč la valeur marginale actualisĂ©e d’un emploi vacant devient nulle. Comme l’indique la figure 3, un emploi vacant peut ĂȘtre pourvu lorsqu’une embauche a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. Un emploi pourvu a un taux de destruction exogĂšne, identique Ă  celui introduit dans le modĂšle Ă©lĂ©mentaire de prospection d’emploi. 19Dans ce contexte, le fonctionnement du modĂšle est assez simple. La condition de libre entrĂ©e dĂ©termine une demande de travail, dĂ©croissante avec le coĂ»t du travail. La demande de travail diminue donc avec le taux de cotisations patronales, mais elle ne dĂ©pend pas du taux de cotisation des employĂ©s, Ă  salaire brut perçu par ces derniers inchangĂ©. La diminution des taxes payĂ©es par les salariĂ©s accroĂźt l’intensitĂ© de l’effort de recherche de chaque chĂŽmeur et attire des individus sur le marchĂ© du travail. Les allĂšgements de taxes sont donc favorables Ă  l’emploi la participation est plus importante, les chĂŽmeurs cherchent plus intensĂ©ment un emploi, ce qui tend Ă  diminuer la durĂ©e moyenne de vacance des emplois et, par consĂ©quent, le coĂ»t du travail. Figure 3. La structure du modĂšle d’appariement La structure du modĂšle d’appariement 20Le modĂšle est Ă©talonnĂ© afin de reproduire les faits stylisĂ©s du segment du marchĂ© du travail que nous considĂ©rons ici les dĂ©tails sont donnĂ©s en annexe. La figure 4 prĂ©sente les rĂ©sultats obtenus pour le mĂȘme type de variante que celui Ă©tudiĂ© dans la section prĂ©cĂ©dente. On peut constater que les allĂšgements de taxes ont un impact plus faible sur la durĂ©e du chĂŽmage et le taux de chĂŽmage au niveau macroĂ©conomique qu’au niveau microĂ©conomique. Cela provient du fait que la recherche d’emploi est moins efficace au niveau agrĂ©gĂ© qu’au niveau individuel car une augmentation individuelle de l’effort de recherche ne permet pas seulement d’intensifier le processus d’appariement au niveau macroĂ©conomique, mais permet Ă©galement Ă  chaque chĂŽmeur de mieux se distinguer des autres chercheurs d’emplois. L’étalonnage du modĂšle indique en effet, sur la base des estimations micro et macroĂ©conomiques de l’impact du ratio de remplacement sur la durĂ©e du chĂŽmage, que ce phĂ©nomĂšne de dĂ©perdition de l’effort de recherche joue un rĂŽle qui semble toutefois modĂ©rĂ©. Figure 4. Impact des allĂšgements de taxes dans le modĂšle d’appariement avec effort de recherche d’emploi Impact des allĂšgements de taxes dans le modĂšle d’appariement avec effort de recherche d’emploi 21En dĂ©finitive, inciter l’offre de travail possĂšde des vertus favorables Ă  l’emploi, mĂȘme en prĂ©sence d’un salaire minimum. Elle contribue Ă  inciter les chĂŽmeurs Ă  accroĂźtre leur intensitĂ© de recherche d’emploi et augmente la participation au marchĂ© du travail. AllĂšgement de taxes ou allĂšgements de charges patronales sur les bas salaires ? 22Le modĂšle d’appariement avec effort de recherche endogĂšne s’avĂšre particuliĂšrement utile pour comparer les consĂ©quences d’abaissement des cotisations portant sur les employeurs et les employĂ©s. Le bloc demande de travail, rĂ©sultant de la libre entrĂ©e sur le marchĂ©, est Ă©talonnĂ© de maniĂšre Ă  obtenir une Ă©lasticitĂ© rĂ©aliste de la demande de travail par rapport Ă  son coĂ»t. Les estimations habituelles de cette Ă©lasticitĂ© sur donnĂ©es microĂ©conomĂ©triques oscillent entre – 0,3 et – 0,8 Hamermesh [1993]. Nous avons alors pris le parti de prendre une Ă©valuation de cette Ă©lasticitĂ© de ? 0,8, correspondant Ă  une valeur qui peut sembler a priori plutĂŽt Ă©levĂ©e. Toutefois, trois arguments viennent conforter ce choix. Tout d’abord, nous nous intĂ©ressons principalement aux effets de long terme des politiques en comparant des Ă©tats stationnaires. De ce point de vue, les Ă©lasticitĂ©s de long terme de la demande de travail sont probablement plus Ă©levĂ©es que les Ă©lasticitĂ©s qui sont gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©es dans les travaux appliquĂ©s. DeuxiĂšmement, le segment de la population qui nous intĂ©resse est particuliĂšrement peu qualifiĂ©. Or, les Ă©tudes empiriques montrent que la demande de travail peu qualifiĂ©e serait plus Ă©lastique que la demande de travail qualifiĂ© car les emplois d’exĂ©cutants seraient plus substituables au capital physique que les emplois d’encadrement Dormont et Pauchet [1997]. Enfin, les problĂšmes de mesure sur le coĂ»t du travail ont vraisemblablement biaisĂ© Ă  la baisse les estimations de l’élasticitĂ© coĂ»t de la demande de travail ainsi que le souligne Hamermesh [1993]. 23Les rĂ©sultats, prĂ©sentĂ©s dans la figure 5, montrent que les deux mesures ont des effets de mĂȘme signe, mais d’ampleurs diffĂ©rentes sur le chĂŽmage, le bien-ĂȘtre des chĂŽmeurs et l’emploi. On peut constater que les abaissements des charges patronales sont beaucoup plus efficaces pour rĂ©duire le taux de chĂŽmage et la durĂ©e du chĂŽmage que les rĂ©ductions des cotisations pesant sur les employĂ©s. En revanche, il apparaĂźt que les allĂšgements de taxes permettent d’accroĂźtre beaucoup plus considĂ©rablement le bien-ĂȘtre des chĂŽmeurs mesurĂ© par leur Ă©quivalent certain, qui bĂ©nĂ©ficient directement des abaissements de charges lorsqu’ils sont embauchĂ©s. En dĂ©finitive, les deux types de mesure ont des effets d’ordre de grandeur comparable sur le taux d’emploi le taux de chĂŽmage diminue davantage avec les rĂ©ductions de charges patronales, mais le taux de participation s’accroĂźt davantage avec les allĂšgements de taxes. Avec les formes fonctionnelles choisies pour Ă©talonner le modĂšle, il apparaĂźt que l’emploi augmente davantage avec la rĂ©duction des cotisations employeurs pour des faibles niveaux d’abaissement de charge, mais que cet avantage relatif disparaĂźt pour des abaissements de charge suffisamment importants. 24La comparaison effectuĂ©e dans la figure 5 apporte des enseignements qualitatifs clairs les rĂ©ductions des cotisations employeurs sont plus efficaces pour rĂ©duire le taux de chĂŽmage et sa durĂ©e, mais moins efficaces pour accroĂźtre le bien-ĂȘtre des chĂŽmeurs. Toutefois, la comparaison de l’impact sur l’emploi de ces deux types de mesure reste une question ouverte. 25Comme dans tout exercice de calibration, les rĂ©sultats peuvent s’avĂ©rer trĂšs fragiles, car trĂšs sensibles aux valeurs sĂ©lectionnĂ©es des paramĂštres. De ce point de vue, il existe une incertitude relativement importante sur l’élasticitĂ© de la demande de travail par rapport au coĂ»t du travail, et surtout du taux de participation par rapport au salaire, qui sont respectivement Ă©gales Ă  – 0,8 et 0,4 dans le cadre de rĂ©fĂ©rence prĂ©sentĂ© dans la figure 5. Il est donc important de vĂ©rifier que les rĂ©sultats qualitatifs obtenus dans ce cadre sont toujours valables pour des valeurs diffĂ©rentes de ces deux Ă©lasticitĂ©s. La figure 6 prĂ©sente des rĂ©sultats obtenus en supposant une faible Ă©lasticitĂ© de la demande de travail – 0,3 et une forte Ă©lasticitĂ© de la participation Ă©gale Ă  1. La figure 7 prĂ©sente les rĂ©sultats dĂ©rivĂ©s dans une situation opposĂ©e, avec une forte Ă©lasticitĂ© de la demande de travail – 1 et une faible Ă©lasticitĂ© du taux de participation 0,1. Ces deux derniĂšres figures suggĂšrent que les enseignements qualitatifs que nous tirons de nos comparaisons s’appliquent pour un large ensemble de valeurs vraisemblables des paramĂštres du modĂšle. En particulier, le fait que nos calibrations surestimeraient plutĂŽt le rĂŽle de la recherche d’emploi dans les dĂ©terminants du chĂŽmage nous conduit Ă  penser que la plus grande efficacitĂ© de la rĂ©duction des cotisations sociales patronales sur les bas salaires en termes de baisse du taux de chĂŽmage constitue un rĂ©sultat robuste. De mĂȘme, le fait que pour des valeurs trĂšs diffĂ©rentes des Ă©lasticitĂ©s des taux de participation et de la demande de travail, on trouve toujours que les allĂšgements de taxes sont plus efficaces, en termes de bien-ĂȘtre des chĂŽmeurs, et en termes de hausse des taux de participation, nous conduit Ă©galement Ă  considĂ©rer ces rĂ©sultats comme robustes. Seule la comparaison des effets sur l’emploi resterait incertaine. Figure 5. Impact de rĂ©ductions des cotisations employeurs traits en pointillĂ©s et de taxes traits pleins dans le modĂšle d’appariement avec effort de recherche d’emploi Impact de rĂ©ductions des cotisations employeurs traits en pointillĂ©s et de taxes traits pleins dans le modĂšle d’appariement avec effort de recherche d’emploi 26L’exercice menĂ© ici suggĂšre qu’il est prĂ©fĂ©rable de faire systĂ©matiquement appel Ă  l’abaissement des cotisations patronales lorsque l’élasticitĂ© de la demande de travail est faible, et l’élasticitĂ© de la participation Ă©levĂ©e. Une telle mesure, toujours plus favorable aux chĂŽmeurs, permet, dans ce cas, d’accroĂźtre l’emploi de maniĂšre plus consĂ©quente que des baisses de charges patronales. En revanche, dans les autres situations, oĂč les Ă©lasticitĂ©s ne prennent pas ces valeurs extrĂȘmes, il est beaucoup plus difficile de comparer les consĂ©quences des deux types de mesure en termes d’emploi. Figure 6. Impact de rĂ©ductions des cotisations employeurs traits en pointillĂ©s et de taxes traits pleins dans le modĂšle d’appariement avec effort de recherche d’emploi Impact de rĂ©ductions des cotisations employeurs traits en pointillĂ©s et de taxes traits pleins dans le modĂšle d’appariement avec effort de recherche d’emploi 27Pour illustrer plus clairement ce point, nous avons simulĂ© les effets d’un mĂȘme montant d’allĂšgement de charges selon que cet allĂšgement bĂ©nĂ©ficie, pour un salaire brut donnĂ©, aux travailleurs ou Ă  leurs employeurs. Les figures 8 Ă  10 prĂ©sentent l’impact d’un allĂšgement des charges pesant sur les salaires, d’un montant Ă©quivalent Ă  un cinquiĂšme du RMI, en reportant en abscisse la part, exprimĂ©e en pourcentage, de l’allĂšgement dont bĂ©nĂ©ficient les salariĂ©s. Au point d’origine, ce sont les employeurs qui bĂ©nĂ©ficient entiĂšrement de l’allĂšgement, alors qu’au point terminal ce sont les salariĂ©s. Il apparaĂźt qu’il est prĂ©fĂ©rable d’utiliser conjointement les deux instruments, pour optimiser l’emploi et le coĂ»t budgĂ©taire ex post tenant compte des Ă©conomies rĂ©alisĂ©es en versement de RMI dans le cadre de rĂ©fĂ©rence oĂč les Ă©lasticitĂ©s prennent des valeurs intermĂ©diaires voir fig. 8. NĂ©anmoins, les deux autres cas envisagĂ©s aboutissent Ă  des rĂ©sultats opposĂ©s. L’allĂšgement des cotisations et taxes payĂ©s par les employĂ©s est prĂ©fĂ©rable de tout point de vue sur la figure 9 lorsque l’élasticitĂ© de la demande de travail est faible et l’élasticitĂ© du taux de participation est importante. En revanche, les allĂšgements fiscaux s’avĂšrent prĂ©fĂ©rables pour les chĂŽmeurs, mais moins efficaces pour l’emploi, sur la figure 10, lorsque l’élasticitĂ© de la demande de travail est importante et l’élasticitĂ© du taux de participation est Ă©levĂ©e. Figure 7. Impact de rĂ©ductions des cotisations employeurs traits en pointillĂ© et de taxes traits pleins dans le modĂšle d’appariement avec effort de recherche d’emploi Impact de rĂ©ductions des cotisations employeurs traits en pointillĂ© et de taxes traits pleins dans le modĂšle d’appariement avec effort de recherche d’emploi CONCLUSION28Notre contribution montre que l’enrichissement des modĂšles statiques d’offre et de demande de travail par la prise en considĂ©ration de la recherche d’emploi enrichit l’analyse des consĂ©quences des taxes sur les performances du marchĂ© du travail. En particulier, la prise en compte des rĂ©actions de la recherche d’emploi et des phĂ©nomĂšnes d’appariement suggĂšre que l’allĂšgement de taxes payĂ©es par les employĂ©s possĂšde d’indĂ©niables vertus. Ce type de mesure semble beaucoup plus favorable, en termes de bien-ĂȘtre, pour les chĂŽmeurs, qu’un allĂšgement des charges patronales. Ces derniĂšres sont nĂ©anmoins vraisemblablement beaucoup plus adaptĂ©es pour rĂ©duire le taux de chĂŽmage, mais pas nĂ©cessairement pour augmenter le taux d’emploi. À ce titre, leur usage massif en France dans la dĂ©cennie 1990 se comprend trĂšs bien, dans la mesure oĂč la rĂ©duction du taux de chĂŽmage constituait l’objectif majeur de la politique Ă©conomique. Cet objectif est cependant beaucoup trop Ă©troit, et une meilleure prise en compte du taux d’emploi, et de mesures du bien-ĂȘtre des individus les plus dĂ©favorisĂ©s pourrait mettre en cause cette tendance lourde des politiques de l’emploi depuis une dĂ©cennie. Figure 8. Impact de la part de l’allĂšgement des cotisations sociales bĂ©nĂ©ficiant aux employĂ©s, pour un allĂšgement total Ă©gal Ă  20 % du RMI Impact de la part de l’allĂšgement des cotisations sociales bĂ©nĂ©ficiant aux employĂ©s, pour un allĂšgement total Ă©gal Ă  20 % du RMI 29Il nous semble toutefois indispensable de souligner le caractĂšre prĂ©liminaire de cette Ă©tude. Parmi les nombreuses simplifications adoptĂ©es pour les Ă©valuations, plusieurs critiques nous semblent plus particuliĂšrement devoir ĂȘtre soulignĂ©es. La premiĂšre concerne la durĂ©e du travail que nous avons supposĂ©e exogĂšne. Or, de nombreux observateurs craignent que la mise en Ɠuvre de mesures telles que la prime pour l’emploi ou l’ACR favorise le dĂ©veloppement d’emplois Ă  temps partiel en les rendant plus acceptables pour les salariĂ©s Jalmain [1999]. Des allĂšgements de taxes qui seraient trop ciblĂ©s sur les emplois faiblement rĂ©munĂ©rĂ©s pourrait alors contribuer Ă  renforcer la prĂ©caritĂ© des emplois occupĂ©s par les travailleurs pauvres ». Il nous semble donc indispensable de reprendre nos Ă©valuations dans un cadre qui intĂ©grerait cette dimension en prenant en compte l’existence simultanĂ©e d’emplois Ă  temps plein et d’emplois Ă  temps partiel. 30La deuxiĂšme faiblesse concerne l’absence d’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des emplois, ce qui est critiquable Ă  deux titres. D’une part, les travailleurs pauvres » se voient trĂšs souvent offrir des emplois prĂ©caires. Or, ces emplois leur permettent parfois d’acquĂ©rir les compĂ©tences nĂ©cessaires pour obtenir un emploi mieux rĂ©munĂ©rĂ© et mieux protĂ©gĂ©. Il faut alors Ă©valuer les consĂ©quences des politiques envisagĂ©es sur ces transitions pour obtenir des Ă©valuations plus fiables. D’autre part, les mesures considĂ©rĂ©es ont probablement des consĂ©quences sur les autres travailleurs. La nĂ©cessitĂ© de financer ces rĂ©formes ou la possibilitĂ© pour un chĂŽmeur qualifiĂ© de bĂ©nĂ©ficier d’une incitation Ă  l’emploi devrait alors permettre d’enrichir notre analyse. Figure 9. Impact de la part de l’allĂšgement des cotisations sociales bĂ©nĂ©ficiant aux employĂ©s, pour un allĂšgement total Ă©gal Ă  20 % du RMI Impact de la part de l’allĂšgement des cotisations sociales bĂ©nĂ©ficiant aux employĂ©s, pour un allĂšgement total Ă©gal Ă  20 % du RMI 31Enfin, les aspects de dynamiques transitoires n’ont pas Ă©tĂ© explorĂ©s. Les effets que nous avons Ă©noncĂ©s ne consistent qu’en des comparaisons d’état stationnaires. Or, des dĂ©lais assez longs sont sans doute nĂ©cessaires pour voir l’économie rejoindre les Ă©tats stationnaires dĂ©crits. En particulier, notre intuition suggĂšre que dans un contexte oĂč Ă  l’état stationnaire c’est-Ă -dire Ă  long terme, les allĂšgements fiscaux et les rĂ©ductions des cotisations patronales sur les bas salaires ont des consĂ©quences analogues sur les taux d’emplois, les effets Ă  court terme seraient trĂšs diffĂ©rents. En effet, Ă  court terme, seuls les taux de participation et le taux de sortie du chĂŽmage sont des variables libres qui peuvent rĂ©agirent instantanĂ©ment aux politiques introduites. En revanche, l’intensification des flux de sortie du chĂŽmage prend du temps pour faire baisser le taux de chĂŽmage et augmenter les taux d’emploi. Ainsi, Ă  court terme, les allĂšgements fiscaux ramĂšneraient de nombreux inactifs vers le chĂŽmage et feraient augmenter le taux de chĂŽmage dans des proportions plus importantes que les allĂšgements de charges patronales sur les bas salaires. On retrouverait alors le message dĂ©livrĂ© par le modĂšle statique d’offre et de demande de travail en prĂ©sence de salaire minimum. Les allĂšgements fiscaux pourraient accroĂźtre temporairement le chĂŽmage, en augmentant le taux de participation. De ce point de vue, les allĂšgements fiscaux prĂ©sente un inconvĂ©nient qui n’apparaĂźt pas dans une analyse comparant des Ă©tats stationnaires. Figure 10. Impact de la part de l’allĂšgement des cotisations sociales bĂ©nĂ©ficiant aux employĂ©s, pour un allĂšgement total Ă©gal Ă  20 % du RMI Impact de la part de l’allĂšgement des cotisations sociales bĂ©nĂ©ficiant aux employĂ©s, pour un allĂšgement total Ă©gal Ă  20 % du RMI ANNEXES 32L’objet de cette annexe est d’exposer le modĂšle utilisĂ© dans cet article, ainsi que sa calibration. Le programme de simulation numĂ©rique Ă©crit avec le logiciel MathĂ©matica est disponible sur internet Ă  l’adresse http /// www. u-paris2. fr/ ermes/ membres/ lehman/ hehman. htm Le modĂšle microĂ©conomique 33La taille de la population en Ăąge de travailler est constante, et sa mesure est normalisĂ©e Ă  1. On note ei l’effort de recherche du chĂŽmeur i. Le taux de sortie du chĂŽmage du chĂŽmeur est alors ei ? ? oĂč ? est un paramĂštre exogĂšne dans ce premier modĂšle et qui sera dĂ©terminĂ© par la suite. Un agent ayant un revenu x et cherchant un emploi avec une intensitĂ© e est supposĂ© bĂ©nĂ©ficier d’un flux d’utilitĂ© v x ? d e . On adopte les spĂ©cifications suivantes On a donc v ? . > 0, v ? . ? 0, et d ? . > 0 et d ? . > 0. On note b l’allĂšgement des taxes payĂ©es par les salariĂ©s, w le salaire minimum brut des salariĂ©s SMIC , z le revenu des chĂŽmeurs, q le taux de destruction des emplois. W et Wu, les espĂ©rances d’utilitĂ© intertemporelle respectivement d’un employĂ© et d’un chĂŽmeur, sont alors dĂ©finis par les Ă©quations La condition du premier ordre du programme du chĂŽmeur impose 0 = ? W ? Wu ? d ? ei . La condition du second ordre s’écrit ? d ? ei < 0. Elle est vĂ©rifiĂ©e dĂšs que la fonction de dĂ©sutilitĂ© de l’effort est strictement convexe. Les Ă©quations 2 et 3 impliquent L’effort optimal de recherche est donc implicitement dĂ©fini par Le taux de sortie du chĂŽmage est donc simplement donnĂ© par la valeur e * d’équilibre donnĂ©e par 4, soit e * ? ?. On en dĂ©duit aisĂ©ment le taux de chĂŽmage d’équilibre stationnaire, donnĂ© par l’équation d’équilibre des flux, qui implique Pour mener la statique comparative de ce premier modĂšle, il suffit de diffĂ©rencier l’équation 4. Le thĂ©orĂšme des fonctions implicites implique alors que pour n’importe quelle variable x, de */ dx = ? S?x /S?e. Tout d’abord, nous avons Nous en dĂ©duisons par consĂ©quent que pour n’importe quelle variable x, de */ dx est du signe de S?x. On a alors L’effort de recherche augmente et donc le chĂŽmage diminue avec l’allĂšgement de taxes et le SMIC. L’effort de recherche diminue avec le montant des allocations chĂŽmage et il augmente avec le paramĂštre ? d’efficacitĂ© du processus de recherche. 34Pour Ă©talonner ce premier modĂšle, nous dĂ©sirons que, dans la situation de rĂ©fĂ©rence oĂč il n’y a pas d’allĂšgement de taxes, l’élasticitĂ© de la durĂ©e du chĂŽmage au montant des allocations corresponde Ă  celle estimĂ©e sur des donnĂ©es microĂ©conomĂ©triques. Nous notons ? cette Ă©lasticitĂ©. La durĂ©e moyenne du chĂŽmage est Ă©gale Ă  1/ e ? ? . Aussi, ? correspond Ă©galement Ă  l’opposĂ©e de l’élasticitĂ© de e par rapport Ă  z. Nous obtenons finalement Pour Ă©valuer les effets de l’introduction d’un allĂšgement de taxes, nous avons fixĂ© les paramĂštres suivants, en considĂ©rant une durĂ©e hebdomadaire du travail Ă  20 heures sur 47 semaines annuelles Nous avons alors voulu reproduire une situation de rĂ©fĂ©rence avec un taux de chĂŽmage Ă©gal Ă  20 % et une Ă©lasticitĂ© ? = 1, ce qui nous a conduit Ă  fixer La prise en compte de la participation s’effectue en supposant que les individus peuvent obtenir un revenu hors marchĂ© du travail. On suppose que les revenus que les individus peuvent obtenir en dehors du marchĂ© du travail sont distribuĂ©s uniformĂ©ment sur l’intervalle { V?, V+ }. Le taux de participation est donc Ă©gal Ă  Vu ? V? / V+ ? V? . En outre, l’élasticitĂ© de la participation par rapport au gain salarial instantanĂ© est Ă©gale Ă  d Vu / dw ? w / V+ ? V? . En fixant le taux de participation Ă  60 % et l’élasticitĂ© de la participation Ă  0,4 dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, on en dĂ©duit l’intervalle { V?, V+ }. 35On Ă©value alors les effets de l’introduction de l’allĂšgement de taxes en partant d’une valeur initiale de b = 0 Ă  une valeur terminale de b = z. Le modĂšle macroĂ©conomique 36Le modĂšle d’appariement proposĂ© par Pissarides [2000] permet de modĂ©liser Ă  la fois le comportement de demande de travail des entreprises et les externalitĂ©s qui existent dans les processus de recherche. Soit e ? l’effort moyen fourni par les chĂŽmeurs. On suppose que le flux d’emplois créés est une fonction du nombre V d’emplois vacants postĂ©s par les firmes, du nombre de chĂŽmeurs Ă  la recherche d’un emploi et de leur effort de recherche moyen e ?. Cette liaison est dĂ©crite par la fonction d’appariement Cette fonction d’appariement vĂ©rifie les propriĂ©tĂ©s habituelles de rendements constants, de croissance et de concavitĂ© en U et en V. En rĂ©alitĂ©, ce n’est pas le nombre de chĂŽmeurs U per se qui dĂ©termine les flux d’embauches, mais le nombre de chĂŽmeurs efficaces, Ă  savoir e ? ? ? U. À partir de l’équation 10, on peut dĂ©terminer le taux d’embauche sur un emploi vacant M/V. Celui-ci vĂ©rifie oĂč ? est un indicateur de tension sur le marchĂ© du travail. On peut Ă©galement dĂ©terminer le taux de sortie du chĂŽmage d’un individu effectuant l’effort ei. Ce taux vaut ei e M =i e ? ? V M. Le rendement privĂ© de l’effort de recherche rĂ©side en partie e U e e ? ? ? U V dans la capacitĂ© Ă  se distinguer des autres chercheurs d’emploi. Toutefois, l’efficacitĂ© du processus de rencontre est Ă©galement affectĂ©e au niveau agrĂ©gĂ©. On peut alors endogĂ©nĂ©iser le paramĂštre ? d’efficacitĂ© du processus de recherche d’emploi. On obtient Ainsi, lorsque ? = 0, l’intensitĂ© de recherche n’affecte pas les flux agrĂ©gĂ©s de sortie du chĂŽmage e ?. Au contraire, lorsque ? = 1, l’intensitĂ© de recherche est aussi efficace au niveau microĂ©conomique qu’au niveau macroĂ©conomique. Le paramĂštre ? permet donc d’intĂ©grer cette idĂ©e d’externalitĂ© des processus de recherche qui font que la recherche d’emploi peut ĂȘtre plus rentable au niveau microĂ©conomique qu’au niveau macroĂ©conomique, une partie de l’effort de recherche ne permettant pas d’amĂ©liorer directement le processus d’appariement mais permettant simplement Ă  chaque chĂŽmeur de mieux se distinguer des autres chercheurs d’emplois. 37Afin de modĂ©liser le comportement des entreprises, on note y la productivitĂ© d’un emploi occupĂ©, c le coĂ»t de postage d’un emploi vacant, ?, le taux de charges patronales au niveau du SMIC, J la valeur d’un emploi occupĂ© et Jv la valeur d’un emploi vacant. On obtient On suppose que les firmes sont libres de poster des emplois vacants. La condition de libre entrĂ©e Jv = 0 permet alors de dĂ©crire la demande de travail de l’économie On obtient une relation dĂ©croissante entre le coĂ»t du travail 1 + ? w et l’indicateur de tension sur le marchĂ© du travail ?. Cette condition exprime l’égalitĂ© entre l’espĂ©rance de coĂ»t d’un emploi vacant et l’espĂ©rance de profit d’un emploi pourvu. Lorsque la productivitĂ© diminue ou que le coĂ»t du travail augmente, la valeur des emplois pourvus diminue, ce qui incite les entreprises Ă  poster moins d’emplois vacants. 38À partir de la valeur de ? dĂ©finie par 14, l’équilibre est obtenu en remarquant que, les agents Ă©tant ex ante homogĂšnes, l’équation 4 implique que tous les chĂŽmeurs prennent la mĂȘme dĂ©cision en matiĂšre d’intensitĂ© de recherche. Aussi, ei = e ? = e. L’élasticitĂ© de la demande de travail L par rapport au coĂ»t du travail se calcule selon Compte tenu de la valeur du paramĂštre de tension ? dĂ©terminĂ©e par l’équation 14 de demande de travail, et de valeur endogĂšne de ? dĂ©terminĂ©e par l’équation 11, l’équation 4 dĂ©terminant implicitement l’effort de recherche au niveau macroĂ©conomique peut se réécrire Les effets de l’allĂšgement de taxes au niveau macroĂ©conomique sont alors obtenus en diffĂ©rentiant l’équation 15. On obtient Les valeurs d’équilibre de la tension du marchĂ© du travail ? et de l’intensitĂ© de recherche e sont dĂ©finies par les deux Ă©quations 14 et 15. On peut distinguer deux cas particuliers ? = 1. ? ne dĂ©pend que de ?, dĂ©terminĂ© par le programme de la firme, e ? = 0 et ? l’allĂšgement de taxes a le mĂȘme impact au niveau microĂ©conomique et macroĂ©conomique. 39? = 0, le taux de sortie du chĂŽmage e ? ? = ? m ? ne dĂ©pend que du comportement des entreprises qui n’est pas affectĂ© par la recherche d’emploi. L’allĂšgement de taxes n’a alors pour seuls effets que de diminuer l’utilitĂ© des chĂŽmeurs et d’augmenter celle des travailleurs. 40Pour Ă©talonner le modĂšle, et dĂ©finir les valeurs d’équilibre de ces deux variables, il reste Ă  dĂ©terminer les valeurs des paramĂštres y, m0, ?, ?, c, ?. Nous fixons Ă  0,5 la valeur de l’élasticitĂ© ? de la fonction d’appariement par rapport au taux de chĂŽmage Mortensen et Pissarides [1999] ou Petrolonguo et Pissarides [2001]. 41Pour dĂ©finir les valeurs de m0, ?, nous utilisons la dĂ©rivĂ©e macroĂ©conomique, notĂ©e ?M, du taux de chĂŽmage par rapport au ratio de remplacement des allocations chĂŽmage qui a pour expression Notons alors avec un indice 0 les valeurs des variables dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence sans allĂšgement de taxes ni allĂšgement de charge, avec un taux de chĂŽmage de 20 %. Le modĂšle est alors Ă©talonnĂ© en fixant les valeurs suivantes Il s’agit d’un systĂšme de trois Ă©quations Ă  trois inconnues m0, ?0 et ? e0 rĂ©sulte de la calibration du modĂšle microĂ©conomique, et vaut 0,012. 42Pour Ă©talonner les valeurs de y, ? et c, nous utilisons l’équation de partage de la valeur ajoutĂ©e, la demande de travail dans l’état de rĂ©fĂ©rence, et l’expression de la dĂ©rivĂ©e de la demande de travail par rapport au coĂ»t du travail au niveau macroĂ©conomique, soit c’est un systĂšme de trois Ă©quations Ă  trois inconnues en y, ? et c. 43Les graphiques 8 Ă  10 sont obtenus en supposant que le coĂ»t de financement du RMI est de 25 milliards de francs. On considĂšre un allĂšgement de charge de 20 % du montant du RMI. En notant b le montant de l’allĂšgement, L le volume de l’emploi et L0 le volume de l’emploi en l’absence d’allĂšgement, le coĂ»t de la mesure d’allĂšgement des charges est Ă©gal Ă  b L ? z L ? L0 . ï»ży P f Md  La demande de monnaie est fonction d’une variable Y, stable dans le temps. Y ne varie pas. Une variation de Md entraĂźnera une variation de P. C’est la base du renouveau libĂ©ral. Cela lui permet de montrer que la politique monĂ©taire est inefficace pour relancer l’économie sur le long terme. Puisque la demande de monnaie en terme rĂ©el est stable ; avec une politique monĂ©taire expansive, les agents vont se retrouver avec une encaisse supĂ©rieure Ă  ce qu’ils voulaient. Donc l’augmentation des dĂ©penses provoque inexorablement une augmentation des prix. Sur le long terme, on reviendra toujours au niveau initial et rĂ©el des variables monĂ©taires. La politique monĂ©taire est inefficace. L’inflation est dangereuse pour l’économie. Il y a eu des Ă©tudes empiriques sur la demande de monnaie. Si on essaie de trouver des points communs dans les rĂ©sultats, on trouve une Ă©lasticitĂ© de la demande par rapport au taux d’intĂ©rĂȘt nĂ©gative, mais l’élasticitĂ© est faible, supĂ©rieure Ă  0,5. On trouve une relation statistique entre le revenu et la demande de monnaie, supĂ©rieure Ă  0,5. On estime qu’il est trĂšs difficile d’avoir des tests reprĂ©sentatifs de mesure des agrĂ©gats monĂ©taires. L’économie souterraine est aussi susceptible de fausser les rĂ©sultats. On a trouvĂ© aux Etats-Unis une encaisse monĂ©taire moyenne de 2000 $ dont la moitiĂ© en billets de 100 $, liĂ©e aux divers trafics. Chapitre 2 La monnaie et l’équilibre macroĂ©conomique. On a trois modĂšles d’analyse possibles en thĂ©orie Ă©conomique, les modĂšles classiques ou nĂ©o-classiques plein emploi, avec un ajustement par les prix ; les modĂšles keynĂ©siens. Les prix sont fixes, rigides et les ajustements se font par les quantitĂ©s. On est dans un raisonnement keynĂ©sien, ISLM. L’intĂ©rĂȘt de ces modĂšles est qu’on analyse le lien marchĂ© des biens et services et marchĂ© monĂ©taire. Le troisiĂšme modĂšle est l’introduction du marchĂ© du travail. On est dans le cas oĂč les trois marchĂ©s sont interdĂ©pendants. Dans ce cadre-lĂ , on va poser le problĂšme de la fixation des salaires. Section 1 L’offre agrĂ©gĂ©e. C’est la production de l’ensemble des entreprises pendant une pĂ©riode donnĂ©e. Le travail est un des deux facteurs de production importants. Il est normal d’intĂ©grer le travail et le marchĂ© du travail, son corollaire dans l’analyse de la demande de travail des entreprises. A- L’offre et la demande de travail. On cherche Ă  analyser comment les entreprises fixent le niveau de leur production. Leur dĂ©cision va dĂ©pendre de deux facteurs, capital et travail. En ce qui concerne le capital, elles peuvent dĂ©cider d’investir pour augmenter leur stock de capital et leur production. Mais on considĂšre en fait que les dĂ©lais entre la dĂ©cision d’investir et l’augmentation effective de la production sont assez importants dans la rĂ©alitĂ©. On considĂšre que le dĂ©lai d’ajustement est compris entre 18 et 30 mois. Dans la logique de court moyen terme, on va considĂ©rer que le stock de capital est une donnĂ©e exogĂšne. On Ă©vacue le fait qu’on puisse toucher sur le taux d’utilisation des capacitĂ©s de production. Le capital est une donnĂ©e, cela ne va pas permettre d’augmenter la production. Le travail va ĂȘtre la variable d’ajustement pour l’entreprise. Le fait de pouvoir faire varier le temps de travail est une rĂ©alitĂ© heures supplĂ©mentaires, interim, CDD. 1- Maximisation des profits et demande de travail des entreprises. On cherche Ă  comprendre comment les entreprises dĂ©terminent les quantitĂ©s qu’elles dĂ©cident de produire et les quantitĂ©s de travail liĂ©es Ă  ces productions. L’hypothĂšse centrale est que les entreprises cherchent Ă  maximiser leurs profits. A cette hypothĂšse centrale, on rajoute diverses hypothĂšses qui correspondent au prix de vente et Ă  la productivitĂ© du travail. En ce qui concerne le prix de vente, on considĂšre que les entreprises ne le fixent pas mais que c’est le marchĂ©. De la mĂȘme façon, les entreprises ne fixent pas les salaires nominaux. Les entreprises sont preneuses de prix, elles ne dĂ©cident pas des prix. Par contre, elles les connaissent. En ce qui concerne l’hypothĂšse de productivitĂ© du travail, pour un stock de capital donnĂ©, la production de chaque nouveau travailleur dĂ©croĂźt avec le nombre de travailleurs dĂ©jĂ  en place. C’est l’hypothĂšse de dĂ©croissance de la productivitĂ© marginale du travail. Cette dĂ©croissance ne vient pas d’une insuffisance du cĂŽtĂ© du travailleur, mais ceci s’explique Ă©tant donnĂ© que le stock de capital est fixe, Ă  chaque nouveau travailleur, on aura une plus petite quantitĂ© de capital par travailleur. L’efficacitĂ© du travail diminue du fait de l’hypothĂšse de stabilitĂ© du stock de capital. Dans un premier temps, on suppose le stock de capital fixe. Les entreprises sont price takers. Les prix des biens et services que les entreprises vendent sont donnĂ©s, les entreprises ne dĂ©cident pas du montant des salaires. La productivitĂ© du travail a tendance Ă  dĂ©croĂźtre Ă  chaque unitĂ© de travail supplĂ©mentaire utilisĂ© dans l’entreprise/ Si on intĂšgre cela Ă  l’objectif de maximisation du profit, l’entreprise a intĂ©rĂȘt Ă  embaucher tant que la productivitĂ© marginale du travail restera supĂ©rieure au salaire rĂ©el. Comme Ă  chaque nouvelle embauche, la productivitĂ© diminue, il y a un moment oĂč l’entreprise va arrĂȘter son embauche. Notre entreprise va dĂ©terminer son offre de travail de cette façon, puisqu’on dĂ©termine le stock de capital, on connaĂźt le niveau de production de la quantitĂ© produite dans l’économie. C’est une vision assez traditionnelle. La demande de travail baisse si le salaire augmente. A un salaire rĂ©el faible, on associe une demande de travail relativement Ă©levĂ©e. Sous-entendu, il faut des salaires bas. A contrario si le salaire rĂ©el est relativement Ă©levĂ©, on aura une demande de travail relativement faible. Pour aller plus loin si on relĂąche certaines hypothĂšses, on peut imaginer certains cas oĂč les salaires rĂ©els seront constants et oĂč la demande de travail augmente. DĂšs que la productivitĂ© va augmenter, on pourra rĂ©embaucher. Le rendement marginal de la derniĂšre unitĂ© de travail sera supĂ©rieur au salaire. Si il y a dĂ©cision d’augmentation du capital, il y a dĂ©cision d’investissement Ă©galement en situation de choc exogĂšne, surtout l’innovation ou le progrĂšs technique. A salaire rĂ©el constant, on peut augmenter la demande de travail mais les hypothĂšses changent On a donc plus de demande de travail et plus de production. Les chocs de productivitĂ© sont favorables mais pas les envolĂ©es de pouvoir d’achat. Cette thĂ©orie est commune Ă  Keynes, aux classiques, mais chacun l’exploite d’une maniĂšre diffĂ©rente. 2- Offre de travail des mĂ©nages. Le rĂŽle des mĂ©nages dans l’économie est de travailler et avec leur salaire de consommer et d’épargner. Ces trois variables sont liĂ©es On travaille pour avoir la satisfaction de consommer, l’épargne Ă©tant toujours Ă  plus ou moins long terme une consommation diffĂ©rĂ©e. Qu’est-ce qui pousse les individus Ă  augmenter leur offre de travail ? La question semble bĂȘte car la rĂ©ponse est a priori l’appĂąt du gain. Cependant, les choses semblent plus compliquĂ©es que cela car beaucoup de paramĂštres entrent en jeu ; la quantitĂ© de personnes en Ăąge de travailler, l’environnement social et culturel est Ă©vident et relativement important. On a donc un caractĂšre structurel qui est difficile Ă  changer. On le considĂšre surtout comme exogĂšne. DĂšs que l’on part de l’hypothĂšse de court terme, on sait que certaines actions sont envisageables pour modifier cela. Un Etat qui veut soutenir l’emploi des femmes met en place des crĂšches par exemple. A court terme, le niveau de salaire est le seul Ă  changer. C’est le seul paramĂštre important. Au niveau macroĂ©conomique, comment Ă©volue l’offre de travail en fonction du niveau du salaire rĂ©el ? La rĂ©ponse est peu Ă©vidente puisqu’elle fait l’objet de plusieurs dĂ©bats. Deux effets d’opposent le premier est l’effet de substitution oĂč on pense que si les salaires augmentent, alors les individus vont vouloir travailler davantage, le travail est plus efficace. On a une relation positive entre salaire et offre de travail ; le second est l’effet de revenu. Quand les salaires rĂ©els vont augmenter, l’offre de travail va diminuer. On profite du fait que le salaire augmente pour travailler moins dans le but de profiter de plus de loisirs. Ce sont des effets contraires et au niveau macroĂ©conomique, on a certains individus qui iront vers le premier effet et d’autres vers le second. On est donc plutĂŽt dans un raisonnement microĂ©conomiques. Les conclusions microĂ©conomiques sont aussi vraies au niveau macroĂ©conomique. Ces effets contraires posent des problĂšmes. Par hypothĂšse, on accepte dans un premier temps que l’effet de substitution l’emporte, on reste donc dans une vision traditionnelle des choses oĂč lorsque le prix du travail augmente, l’offre de travail augmente. Dans la rĂ©alitĂ©, ceci est trĂšs discutĂ© aujourd’hui. Si on imagine l’influence des autres dĂ©terminants sur l’offre de travail, si on imagine le salaire constant Une nouvelle incitation pousse Ă  augmenter l’offre de travail. C’est un levier important mais ce n’est pas le seul dĂ©terminant de l’offre de travail. L’incitation peut passer par des politiques telles que la prime pour l’emploi, typique de la politique des Etats-Unis au dĂ©but des annĂ©es 80 avec une trĂšs forte baisse du taux d’imposition. B- Fonctionnement du marchĂ© du travail, de l’emploi et de l’offre de

l offre et la demande de travail